Les soins conservateurs





Le traitement de l’infection

Pour soigner une carie, la dent est endormie (sauf si la carie est très superficielle), et la partie cariée est retirée. Après cette première étape, la dent présente une cavité qui doit être désinfectée afin de pouvoir la reconstituer à l’abri des microbes, et éviter ainsi tout risque de récidive de la carie. Si la carie a atteint le nerf, la dent devra nécessairement être dévitalisée avant d’être reconstituée.

   


Les cavités de restauration dentaire sont classées en :

cavités simples, une seule face,
cavités composées deux faces ;
cavités composées trois faces et plus.

Les matériaux utilisés pour l’obturation de la cavité peuvent être :

métalliques (amalgame d’argent, incrustations coulées de type inlay, onlay )
translucides dont la teinte se rapproche de celle de la dent, composites, verres ionomères, ciments..

Amalgame d’argent

L’amalgame d’argent, le classique "plombage", est un mélange contenant environ 60 % de poudre d’alliage finement pulvérisé d’argent, d’étain, de cuivre et de zinc et de 40 % de mercure sous forme liquide.

L’amalgame est utilisé sous forme de capsules prédosées et doit avant son utilisation être préparé par un vibreur qui mélange les composants de façon homogène. Il se présente sous la forme d’une pâte, plastique qui durcit dans la cavité nettoyée de la lésion carieuse et devient pratiquement aussi résistant que les tissus dentaires.

Ce produit est utilisé depuis 150 ans environ sans entraîner de problème médical dûment identifié, ce qui témoigne de ses qualités. Il a connu de nombreuses améliorations, surtout en terme de stabilité dans le temps.

L’amalgame d’argent fait régulièrement l’objet de polémique sur sa toxicité mercurielle. La dernière publication à ce sujet, qui confirme d’ailleurs plusieurs études antérieures, a été diffusée le 8 mai 2008, par le comité scientifique de la Commission européenne qui conclut que les amalgames dentaires sont efficaces et sûrs, aussi bien pour les patients que pour les professionnels.

Ce communiqué confirme que l’amalgame ne pose aucun risque en dehors des réactions allergiques et que, concernant l’environnement, l’exposition des êtres humains est bien plus faible que les limites autorisées.

La ministre de la santé a évoqué le sujet de l’amalgame dentaire au sénat le 7 aout 2008, en réponse à une question sur les normes environnementales pour les cabinets dentaires, l’autorisation de mise sur le marché des amalgames dentaires et la prise en compte de l’intoxication chronique au mercure par le corps médical français.

Aucun fait pathologique grave n’a été constaté et aucune action toxique générale n’a été prouvée scientifiquement. Les sujets les plus exposés restent les chirurgiens-dentistes, chez qui on n’a pas identifié de maladie professionnelle liée au mercure.

Des traces de mercure, comparables à celles des obturations dentaires, peuvent se trouver dans l’alimentation, en particulier dans la chair de certains poissons. Même si l’on additionne les apports de l’alimentation et celles des obturations, on reste encore très en deçà des doses susceptibles d’exercer des effets toxiques généraux.

Cependant, rejeté dans la nature, le mercure peut avoir des répercussions défavorables sur l’environnement. C’est pourquoi les chirurgiens-dentistes ont pris des mesures de récupération et de retraitement des déchets d’amalgame.

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Composites

Ce type de matériau permet des obturations esthétiques grâce à sa capacité de prendre la couleur de la dent qui l’entoure. La variété de la palette des couleurs est telle que le praticien peut se rapprocher au plus près de la couleur naturelle de la dent.

Il existe des composites classiques en mélange de deux composants et des composites photopolymérisables qui durcissent très rapidement en présence d’un puissant rayon lumineux bleu. Ces matériaux sont particulièrement esthétiques mais posent parfois des problèmes d’étanchéité.

Les composites sont collés ; pour assurer leur adhérence, le praticien crée des micro-rétentions sur la surface de la dent . Cette phase opératoire s’appelle le mordançage ou "etching". Ensuite il place un liant "bonding" ou adhésif avant la mise en place du composite.

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Verres ionomètres

Ce sont des ciments translucides, ils sont utilisés conjointement avec un composite dans certaines restaurations.

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Inlays Onlays

Les inlays, onlays sont des reconstitutions prothétiques par incrustation de matériau coulé au laboratoire.

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Comparaison

Si on compare, l’amalgame demeure en France la technique la plus couramment utilisée mais la part des composites augmente par la correction de leurs principaux défauts (progrès des collages, augmentation de la dureté et la diminution de la rétraction). Les inlays nécessitant une étape de laboratoire sont donc plus onéreux et ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie obligatoire ou complémentaire.

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Tenons dentinaires

Pour améliorer la rétention de la restauration lorsque la dent est très délabrée, le praticien a recours à des tenons dentinaires. Ce sont de très petites vis.

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