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3. Pathologies et Soins Dentaires



Qu’est-ce qu’une carie ?

Il s’agit de la maladie chronique la plus commune. Elle est causée par la plaque dentaire bactérienne, elle-même favorisée par une alimentation trop acide, trop riche en sucres et trop ponctuée de multiples grignotages.



Deux autres facteurs amplifient le risque carieux : le terrain fragile de certains (dents à l’émail mince, dents mal positionnées…) et le temps qui, si l’hygiène est négligée, a toute liberté pour faire des dégâts.

La carie se développe en plusieurs stades :
l’émail est attaqué (indolore) ;
la dentine est atteinte et la dent devient sensible au froid, au chaud, au sucré, à l’acide ;
avec l’attaque de la pulpe, les douleurs spontanées ou en réaction sont violentes ;
l’atteinte progresse vers les ligaments, l’os et la gencive, provoquant l’apparition d’un abcès ou d’un kyste, eux-mêmes susceptibles de favoriser l’infection d’un organe distant.

Les soins dentaires doivent intervenir dès les premiers symptômes. Ils consistent à préserver la vie de la dent en enlevant les tissus atteints et à reconstituer la forme de la dent grâce à un amalgame (plombage) ou d’autres techniques plus complexes. Si la carie est trop profonde et atteint la pulpe, la vitalité de la dent ne pourra être conservée.

Le développement de la carie dentaire est fortement lié à nos habitudes alimentaires et principalement à la consommation de sucres.

La plaque bactérienne qui se développe rapidement après un repas sur nos dents constitue une matrice qui colle à la surface de l’émail. Il s’agit d’un biofilm. Cette matrice englobe des débris alimentaires, des bactéries qui se développent grâce aux sucres contenus dans les aliments et produisent des acides à l’origine des caries.

Les acides provoquent une déminéralisation de l’émail qui recouvre nos dents. Cette déminéralisation constitue le point de départ de la carie.

La carie est un processus de destruction des tissus durs de la dent.

Stade 1 de la carie : destruction de l’émail : pas de sensibilité.



Stade 2 de la carie : dentine atteinte. Réaction aux stimuli externes (chaud, froid, sucre...)



Stade 3 de la carie : la destruction des tissus durs est telle que la pulpe dentaire est atteinte. Douleurs spontanées. C’est la « rage dentaire ». Souvent insupportable.

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Stade 4 de la carie : Mortification pulpaire . Il y a prolifération bactérienne dans les canaux et autour de la dent. C’est l’infection ou abcès dentaire.



Ce foyer infectieux représente un danger pour la santé générale. Les bactéries peuvent migrer dans l’organisme par voie sanguine et se greffer sur des organes comme le coeur, les reins, les articulations...

La carie constitue un processus en évolution et il ne peut pas y avoir de guérison spontanée.




Le traitement de l’infection

Pour soigner une carie, la dent est endormie (sauf si la carie est très superficielle), et la partie cariée est retirée. Après cette première étape, la dent présente une cavité qui doit être désinfectée afin de pouvoir la reconstituer à l’abri des microbes, et éviter ainsi tout risque de récidive de la carie. Si la carie a atteint le nerf, la dent devra nécessairement être dévitalisée avant d’être reconstituée.

   


Les cavités de restauration dentaire sont classées en :

cavités simples, une seule face,
cavités composées deux faces ;
cavités composées trois faces et plus.

Les matériaux utilisés pour l’obturation de la cavité peuvent être :

métalliques (amalgame d’argent, incrustations coulées de type inlay, onlay )
translucides dont la teinte se rapproche de celle de la dent, composites, verres ionomères, ciments..

Amalgame d’argent

L’amalgame d’argent, le classique "plombage", est un mélange contenant environ 60 % de poudre d’alliage finement pulvérisé d’argent, d’étain, de cuivre et de zinc et de 40 % de mercure sous forme liquide.

L’amalgame est utilisé sous forme de capsules prédosées et doit avant son utilisation être préparé par un vibreur qui mélange les composants de façon homogène. Il se présente sous la forme d’une pâte, plastique qui durcit dans la cavité nettoyée de la lésion carieuse et devient pratiquement aussi résistant que les tissus dentaires.

Ce produit est utilisé depuis 150 ans environ sans entraîner de problème médical dûment identifié, ce qui témoigne de ses qualités. Il a connu de nombreuses améliorations, surtout en terme de stabilité dans le temps.

L’amalgame d’argent fait régulièrement l’objet de polémique sur sa toxicité mercurielle. La dernière publication à ce sujet, qui confirme d’ailleurs plusieurs études antérieures, a été diffusée le 8 mai 2008, par le comité scientifique de la Commission européenne qui conclut que les amalgames dentaires sont efficaces et sûrs, aussi bien pour les patients que pour les professionnels.

Ce communiqué confirme que l’amalgame ne pose aucun risque en dehors des réactions allergiques et que, concernant l’environnement, l’exposition des êtres humains est bien plus faible que les limites autorisées.

La ministre de la santé a évoqué le sujet de l’amalgame dentaire au sénat le 7 aout 2008, en réponse à une question sur les normes environnementales pour les cabinets dentaires, l’autorisation de mise sur le marché des amalgames dentaires et la prise en compte de l’intoxication chronique au mercure par le corps médical français.

Aucun fait pathologique grave n’a été constaté et aucune action toxique générale n’a été prouvée scientifiquement. Les sujets les plus exposés restent les chirurgiens-dentistes, chez qui on n’a pas identifié de maladie professionnelle liée au mercure.

Des traces de mercure, comparables à celles des obturations dentaires, peuvent se trouver dans l’alimentation, en particulier dans la chair de certains poissons. Même si l’on additionne les apports de l’alimentation et celles des obturations, on reste encore très en deçà des doses susceptibles d’exercer des effets toxiques généraux.

Cependant, rejeté dans la nature, le mercure peut avoir des répercussions défavorables sur l’environnement. C’est pourquoi les chirurgiens-dentistes ont pris des mesures de récupération et de retraitement des déchets d’amalgame.

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Composites

Ce type de matériau permet des obturations esthétiques grâce à sa capacité de prendre la couleur de la dent qui l’entoure. La variété de la palette des couleurs est telle que le praticien peut se rapprocher au plus près de la couleur naturelle de la dent.

Il existe des composites classiques en mélange de deux composants et des composites photopolymérisables qui durcissent très rapidement en présence d’un puissant rayon lumineux bleu. Ces matériaux sont particulièrement esthétiques mais posent parfois des problèmes d’étanchéité.

Les composites sont collés ; pour assurer leur adhérence, le praticien crée des micro-rétentions sur la surface de la dent . Cette phase opératoire s’appelle le mordançage ou "etching". Ensuite il place un liant "bonding" ou adhésif avant la mise en place du composite.

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Verres ionomètres

Ce sont des ciments translucides, ils sont utilisés conjointement avec un composite dans certaines restaurations.

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Inlays Onlays

Les inlays, onlays sont des reconstitutions prothétiques par incrustation de matériau coulé au laboratoire.

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Comparaison

Si on compare, l’amalgame demeure en France la technique la plus couramment utilisée mais la part des composites augmente par la correction de leurs principaux défauts (progrès des collages, augmentation de la dureté et la diminution de la rétraction). Les inlays nécessitant une étape de laboratoire sont donc plus onéreux et ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie obligatoire ou complémentaire.

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Tenons dentinaires

Pour améliorer la rétention de la restauration lorsque la dent est très délabrée, le praticien a recours à des tenons dentinaires. Ce sont de très petites vis.

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Le traitement endodontique

Il consiste à :
éliminer ce qui reste de tissus vivants infectés ou potentiellement infectés à l’intérieur de la dent (pulpe dentaire)



bien nettoyer l’intérieur de cette dent, par une action mécanique : grattage de la surface intérieure des canaux pulpaires (à l’aide de limes endodontiques manuelles ou mécaniques), associée à une action chimique : irrigation avec de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel diluée à 3%), qui est le désinfectant le plus efficace.



mettre en forme la lumière canalaire jusqu’au foramen apical, à l’aide de limes manuelles ou de limes mécanisées (systèmes NITI [1]) afin que la solution d’irrigation pénètre partout.

sécher le système canalaire.

réaliser l’obturation canalaire, le plus souvent à l’aide de gutta-percha chauffée ou froide, liée aux parois dentinaires avec un ciment canalaire (le plus souvent un mélange d’Oxyde de Zinc et de Idothymol appelé pâtes de Roy).


Traitement canalaire par demo_dentaire

Pour cela le dentiste réalise généralement une anesthésie locale, pour que le geste ne soit pas douloureux. (la dent, même partiellement nécrosée, restant généralement sensible) Une ouverture adéquate est réalisée au niveau de la face occlusale de la dent, pour accéder à la pulpe camérale et radiculaire.

Ensuite il faudra reconstituer la dent, soit avec une obturation coronaire si cette dent n’est pas trop délabrée, soit par une reconstitution prothétique (couronne) si elle est trop délabrée, afin d’assurer l’étanchéité du traitement et éviter que la racine ne soit recolonisée par les bactéries.





Sommaire

Un abcès dentaire est une infection bactérienne qui peut être douloureuse ou non, et qui généralement contient du pus. Ce genre d’infection se retrouve en périphérie de la racine d’une dent ou sur la gencive autour.

Pour qu’un abcès s’installe, il faut qu’une dent soit fracturée, ou qu’elle ait une carie dentaire qui aurait atteint la pulpe, c’est-à-dire la cavité centrale de la dent. Si l’infection provient de la gencive, l’abcès survient alors suite à la parodontite (maladie des gencives). Un abcès dentaire mal soigné peut atteindre l’os de la mâchoire et causer de graves complications.

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Symptômes

Le symptôme principal d’un abcès dentaire est une douleur aiguë et intense au niveau de la dent infectée. Il peut y avoir de longs moments sans douleur, voire des jours ou des mois, avant qu’on s’aperçoive qu’on a un abcès. On peut aussi noter d’autres symptômes :
rougeur et gonflement de la gencive
douleur à la mastication
maux de tête, fièvre et fatigue générale
quantité importante de pus nauséabond et de coloration verte qui finit par s’écouler.

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Complications

Un abcès dentaire qui n’est pas soigné peut mener à de sérieuses complications qui peuvent nuire à la santé d’une personne de façon très importante et parfois fatale :

Une fistule est une ouverture qui se crée sur la gencive lorsque l’abcès est chronique. Le pus se draine tout seul et sort dans la bouche. Lorsqu’il y a une fistule, la douleur diminue généralement, et on voit un petit bouton blanc ou rougeâtre sur la gencive.

En l’absence de soins, l’abcès finit par détruire l’os de soutien de la dent. Une extraction est alors nécessaire.

Un abcès du cerveau peut se manifester. L’infection pourrait se propager des dents jusqu’au cerveau à travers les veines. Une infection du cerveau peut mener à un coma.

Une infection des sinus peut avoir pour point de départ un abcès dentaire puisque les racines des molaires supérieures sont localisées près des sinus.

L’endocardite bactérienne se produit lorsque les bactéries qui proviennent d’un abcès dentaire atteignent le cœur à travers les vaisseaux sanguins. Ces bactéries arrivant au cœur peuvent l’infecter et conduire à des conséquences parfois mortelles.

L’angine de Ludwig est une infection sérieuse et parfois fatale qui touche les parties du visage sous la mâchoire inférieure. Elle se produit généralement chez les adultes souffrants d’infections dentaires non-traitées. Le danger est qu’elle puisse grossir assez pour bloquer les voies respiratoires de la personne qui en souffre, et l’étouffer.

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Traitements

Soigner un abcès dentaire peut varier selon la gravité et la localisation de l’infection :
la prise d’antibiotiques peut être préalablement nécessaire ;
le drainage du pus peut être indiqué si l’ampleur de l’abcès est très avancée ;
si c’est un abcès dont l’origine est la gencive, il faut procéder à un drainage et un curetage ;
si l’abcès est d’origine dentaire, un nettoyage endodontique (traitement de canal), accompagné éventuellement de la mise en place d’une couronne, permet un traitement efficace.


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Prévention

Etre affecté d’un abcès dentaire peut être une épreuve douloureuse et très désagréable. Mais il existe plusieurs mesures à prendre pour l’éviter :

une pratique quotidienne d’hygiène dentaire, incluant le brossage des dents 3 fois par jour, et le passage du fil de soie dentaire 2 fois par jour ; des examens dentaires fréquents, deux fois par année ; un détartrage et un curetage réguliers ; la diminution de la consommation du tabac voire même l’arrêt complet.

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On appelle les maladies de gencives, ou les maladies parodontales, toutes les affections touchant les tissus qui entourent les dents. L’ensemble de ces tissus s’appelle le parodonte, et comprend la gencive, l’os alvéolaire, le ligament péridentaire et le cément.

Les maladies parodontales constituent la première cause de la chute des dents, même avant la carie dentaire. La cause majeure de ces maladies est l’accumulation de plaque dentaire, qui est composée de bactéries, de virus et de parasites microscopiques. Si la plaque dentaire n’est pas éliminée par l’hygiène bucco-dentaire, les micro-organismes endommageront alors le parodonte.

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Classification

La gingivite est une inflammation se limitant à la gencive seulement. Dans la plupart des cas, la gingivite est causée par l’accumulation de plaque dentaire et une mauvaise hygiène buccale. Mais il existe des situations où la gingivite survient d’un changement hormonal (par exemple grossesse) ou la prise de certains médicaments (dilantin ou adalat). Si la gingivite n’est pas traitée, elle peut atteindre l’ensemble du parodonte et causer la parodontite, un état plus grave des maladies des gencives.

La parodontite est une infection atteignant non seulement la gencive en surface, mais aussi l’ensemble des tissus du parodonte. Le dentiste la détecte soit en distinguant la présence de poches parodontales (espaces profonds créés entre la dent et la gencive), une perte osseuse (le niveau de l’os autour des dents diminue), ou une mobilité dentaire (les dents bougent). C’est une condition sérieuse qu’il faut traiter rapidement à défaut de perdre ses dents. La parodontite peut aussi être reliée à d’autres maladies du corps, comme par exemple le diabète ou certaines maladies du cœur.

La récession gingivale (ou déchaussement des gencives) se réfère à une perte de tissu gingival autour des dents qui conduit à une exposition des racines. Cette condition est surtout causée par un brossage rigoureux qui, après des années, affecte la fermeté et la solidité des gencives. Ce déchaussement peut provoquer une sensibilité dentaire, et parfois un problème d’esthétisme si la récession gingivale se retrouve sur les dents en avant.
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Symptômes

Une gencive saine doit être de couleur rose, et avoir l’aspect d’une pelure d’orange pour confirmer qu’elle est bien attachée à l’os alvéolaire. Son niveau ne doit pas être baissé autour des dents et inciter un déchaussement.

Les signes de la gingivite peuvent être perçus en regardant sa gencive. Celle-ci peut-être rougeâtre, gonflée et lisse. Elle saigne très facilement au contact, notamment lors du brossage des dents, et parfois saigne même de façon spontanée. Si la gingivite est aiguë, il peut y avoir de la douleur, mais ce n’est pas toujours le cas.

Un des signes de la parodontite est le déchaussement des dents, donnant à celles-ci l’apparence d’être plus longues. De plus, les dents peuvent être mobiles et sensibles. Une mauvaise haleine peut se développer et persister dans la bouche. Les signes de la gingivite ne sont pas toujours présents lors de la parodontite, et quelquefois les gens ne savent pas qu’ils en souffrent avant de prendre des radiographies dentaires.

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Traitements

Améliorer son hygiène bucco-dentaire est préalable à tout traitement des maladies parodontales, car il faut éliminer la plaque dentaire, et le tartre qui sont à l’origine des ces affections. Puisque la consommation de tabac contribue à aggraver les maladies parodontales, il est aussi recommandé d’arrêter de fumer.

La gingivite peut disparaître complètement avec de bonnes méthodes d’hygiène. Il faut aussi faire un détartrage régulier chez le dentiste pour qu’il n’y ait pas d’accumulation de tartre. Si la gingivite est agressive et cause beaucoup de douleur, un rinçage de la bouche avec une solution antibactérienne (par exemple de l’eau salée) peut temporairement calmer les symptômes.

Les traitements de la parodontite ne font pas régresser la maladie complètement, car on ne peut pas vraiment récupérer l’os alvéolaire perdu. On peut par contre stabiliser la maladie et arrêter sa progression. Le traitement de base de la parodontite est le surfaçage radiculaire, qui est semblable à un détartrage des dents, mais de façon profonde, généralement sous anesthésie locale, pour aller nettoyer tout le tartre et les tissus malades se retrouvant au fond des poches créées dans la gencive. Parfois le recours aux antibiotiques et aux solutions antibactériennes est aussi nécessaire. Lorsque la parodontite est plus agressive, il est conseillé d’avoir recours à des chirurgies de rétablissement.

Pour arrêter la progression des récessions gingivales, il faut brosser les dents doucement, sans frotter la gencive, et utiliser une brosse à dents à soie souple. Si les récessions sont très avancées, une greffe de gencive peut recouvrir les dents déchaussées.

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La xérostomie est un état de manque de salive, donnant une sensation d’avoir la bouche sèche. La salive est essentielle pour garder la bouche humide et pour nettoyer l’ensemble de la bouche et des dents ; elle neutralise les acides produits par la plaque dentaire et se débarrasse des cellules mortes qui s’accumulent sur la langue, les gencives et les joues. La salive prévient également les infections en réduisant le nombre de bactéries et de champignons microscopiques. Et pour ce qui est de la nutrition, la salive aide à digérer la nourriture en la rendant molle, et rend possible le fait de goûter, de mâcher et d’avaler.

Avoir la bouche sèche est non seulement une condition inconfortable mais aussi un état mauvais pour la santé des dents et du système digestif. Heureusement, il y a beaucoup de traitements efficaces pour contrôler ce problème.

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Causes

En connaissant les causes de la xérostomie, il peut être possible de la contrôler et prévenir les facteurs qui la provoquent. Il existe par contre des situations plus difficiles à contrôler surtout si la bouche sèche est conséquente d’une maladie ou d’un traitement médical. Voici les principales causes de la xérostomie :
les effets secondaires de certains médicaments peuvent rendre la bouche sèche. Ces médicaments comprennent ceux employés pour traiter la dépression, l’anxiété, la douleur, les allergies et les rhumes (antihistaminiques et décongestionnants), l’obésité, l’acné, l’épilepsie, l’hypertension (diurétiques), la diarrhée, la nausée, les troubles psychotiques, l’incontinence urinaire, l’asthme (certains broncho-dilatateurs), et la maladie de Parkinson ; la xérostomie est également un effet secondaire de relaxants musculaires et de sédatifs ;

les effets secondaires de certaines maladies ou infections peuvent affecter les glandes salivaires. Ceux-là comprennent le syndrome de Gougerot-Sjögren, le VIH/SIDA, la maladie d’Alzheimer, le diabète, l’anémie, la fibrose kystique, l’arthrite rhumatoïde, l’hypertension, la maladie de Parkinson, l’AVC (accident vasculaire cérébral), et les oreillons ;

les effets secondaires de certains traitements médicaux, surtout contre le cancer, peuvent causer des lésions aux glandes salivaires. Par exemple, la radiation à la tête et au cou et les traitements de chimiothérapie, peuvent réduire la quantité de salive produite ;

les lésions nerveuses, suite à une blessure ou une chirurgie au niveau de la tête peuvent réduire la quantité de salive dans la bouche ;

la déshydratation qui serait due à certaines conditions telles que la fièvre, la transpiration excessive, le vomissement, la diarrhée, la perte de sang, et les brûlures peuvent rendre la bouche sèche ;

l’ablation chirurgicale des glandes salivaires réduit de manière significative la production de salive ;

le tabagisme ou la mastication du tabac, peut affecter la production de salive et assécher davantage une bouche qui est déjà sèche ; respirer continuellement par la bouche peut également contribuer au problème.
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Symptômes

Bien connaître les signes de la xérostomie permet de consulter son dentiste ou son médecin dès leur apparition. Voici les symptômes principaux :

sensation collante et sèche dans la bouche ;
soif fréquente ;
blessures légères dans la bouche, à l’intérieur, sur les lèvres ou aux commissures (extrémités des lèvres) ;
sensation de sécheresse dans la gorge ;
douleur constante au niveau de la gorge ;
sensation de brûlure ou de picotement dans la bouche, surtout sur la langue ;
langue sèche et rouge ;
problèmes d’élocution (parler) ou difficultés de goûter, mastiquer et avaler ;
conduits nasaux secs (nez et gorge) ;
mauvaise haleine.
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Problèmes qui découlent de la bouche sèche

En plus d’aggraver les symptômes mentionnés ci-haut, la bouche sèche augmente le risque de maladie des gencives. En outre, le risque d’avoir des caries dentaires augmente puisque la salive limite la croissance des bactéries et fait un nettoyage partiel des débris alimentaires et de la plaque dentaire.

La salive rehausse la capacité de goûter les aliments et de les avaler. De plus, les enzymes contenues dans la salive aident la digestion. La xérostomie compromet donc l’ingestion alimentaire car elle diminue l’aptitude d’apprécier les aliments et de les digérer.

La bouche sèche peut également rendre difficile le port de prothèses amovibles (dentiers) car le contact avec la gencive sèche se fait difficilement, et de façon douloureuse.

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Traitements

Si la bouche sèche est provoquée par certains médicaments, le médecin peut en ajuster la dose ou substituer le médicament par un autre ne causant pas la xérostomie.

De plus, le médecin peut prescrire un rince-bouche pour partiellement nettoyer la bouche et la garder humide. S’il n’y a pas d’amélioration, un médicament qui stimule la production de salive, nommé Salagen, peut également être prescrit.

D’autres mesures favorisent la production de la salive :

prendre un bonbon ou mastiquer une gomme sans-sucre ;
boire beaucoup d’eau afin de maintenir la bouche hydratée ;
protéger ses dents en les brossant avec du dentifrice contenant du fluor, en utilisant un bain de bouche fluoré, et en consultant son dentiste régulièrement pour des examens de routine ;
limiter les aliments contenant de la caféine car cette substance diminue la quantité de salive dans la bouche ;
ne pas utiliser de rince-bouches qui contiennent de l’alcool car ils ont tendance à assécher la bouche ;
limiter la consommation d’alcool ;
arrêter toute consommation de tabac ;
respirer par le nez au lieu de la bouche autant que possible ;
ajouter un système d’humidification dans sa chambre à coucher pour augmenter l’humidité dans l’air.

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Le bruxisme est une anomalie où la personne affectée se grince les dents. Le bruxisme se retrouve chez la plupart des êtres humains, mais souvent de façon légère, ou occasionnelle, et n’affecte pas la santé. Mais lorsque le grincement des dents arrive de façon plus fréquente, il peut éveiller des complications importantes, menant à des dommages graves au niveau des mâchoires et des dents.
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Causes

Selon les recherches, la raison la plus probable qui cause le bruxisme est une mauvaise occlusion (alignement) des mâchoires du haut et du bas. Pour les gens qui souffrent de bruxisme la nuit, on pense qu’il y a de plus une contribution de problèmes de cycles sommeil.

Voici la plupart des causes soupçonnées de provoquer le bruxisme :

l’anxiété ou le stress ;
une fermeture anormale des dents provoquée par des dents mal-alignées ou des dents absentes.
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Symptômes

Puisque le grincement des dents se produit surtout durant le sommeil, les gens pourraient ne pas être conscients qu’ils en souffrent. Cependant une migraine ou une douleur aux mâchoires, surtout le matin, sont des symptômes indicateurs du bruxisme. Beaucoup de gens apprennent qu’ils grincent des dents par leurs conjoints qui les entendent durant la nuit.

Si le grincement des dents est soupçonné, il est conseillé de consulter un dentiste pour que celui-ci examine les signes du bruxisme, tel l’usure des dents ou le craquement de l’articulation.

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Pourquoi le bruxisme est-il nuisible ?

Le grincement chronique des dents peut fracturer, user ou même entraîner la perte d’une dent. Dans ce cas, des traitements (couronnes, bridges, traitements de canaux, implants) peuvent être nécessaires.

Le bruxisme sévère peut non seulement endommager les dents, mais pourrait aussi dégrader l’état des mâchoires. Si ce n’est pas traité, ce problème peut aboutir à une perte partielle de l’ouïe, affecter l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), ou même changer l’apparence du visage.

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Traitement

Dans la plupart des cas, lorsque le bruxisme est léger, aucun traitement n’est nécessaire. C’est lorsque le grincement devient sévère et qu’il cause des dommages ou de la douleur qu’il faut intervenir :
réduire le stress ;
réduire les aliments contenant de la caféine, tels le café, le chocolat ou les boissons gazeuses ;
éviter de mastiquer des objets qui ne sont pas des aliments, comme par exemple un crayon ;
s’entraîner à ne pas grincer les dents lorsqu’on en est conscient, si ceci arrive durant le jour ;
se relaxer les muscles de la mâchoire le soir, avant de se coucher, en appliquant un torchon humide et chaud contre la figure devant l’oreille ;
si aucune de ces méthodes ne fonctionne, le dentiste peut confectionner une plaque occlusale pouvant être portée la nuit durant les épisodes de grincement de dents ;
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Le bruxisme chez les enfants

15 à 33 % des enfants grincent des dents, en particulier, pendant la période d’éruption des dents. Ce genre de bruxisme survient plutôt durant le sommeil et beaucoup de parents le remarquent en entendant des bruits de grincement dans la bouche de l’enfant.

Il n’y a pas de traitements majeurs pour les jeunes enfants qui souffrent de bruxisme. Généralement ils perdent l’habitude lorsqu’ils atteignent l’adolescence.

Voici quelques conseils pour aider un enfant à diminuer le grincement des dents :

réduire le stress chez l’enfant, surtout avant le sommeil ;
essayer de masser et de relaxer les muscles du visage ;
s’assurer que la diète de l’enfant contient beaucoup d’eau car la déshydratation peut être en relation avec le grincement des dents ;
demander à son dentiste de vérifier si l’enfant a des signes d’usure sur ses dents, causées par le bruxisme

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Description de l’halitose  ?

L’halitose, ou "mauvaise haleine", est le fait d’avoir une haleineL’haleine est l’air qui est chassé des poumons d’un sujet au moment de l’expiration, et qui s’exhale par la bouche. dont l’odeur est considérée comme mauvaise.

Cette nuisance très fréquente atteint environ 50% de la population adulte du monde occidental.




Les causes de l’halitose  ?

La première cause d’halitose reste un problème d’hygiène bucco-dentaire : la prolifération bactérienne sur des restes alimentaires entraîne la formation de composés volatils malodorants, comme les amines ou des molécules sulfurées. Hormis l’hygiène générale, l’usage particulier d’une brosse à langue s’avère alors d’une aide utile, des dépots pouvant se former également sur celle-ci.

Les inflammations des gencives (gingivites), les problèmes dentaires ou des racines peuvent également provoquer une haleine fétide.

La mauvaise haleine du matin est un phénomène courant et semble plus fréquente chez les personnes ayant des problèmes d’obstruction nasale dues aux développements des germes dans les secrétions.

On distingue aussi les haleines caractéristiques, mais pas forcément fétides, après absorption de certains aliments : ail, oignons, épices, alcool, tabac... Certains médicaments peuvent également modifier l’odeur de l’haleine.

Les troubles digestifs, tels que les reflux gastro-oesophagien, l’acidité,... peuvent être des causes favorisant une mauvaise haleine.

La macération de caseum(=le caséum est un terme issu du latin signifiant fromage. Il consiste en une consistance anormale des tissus, pâteuse, de coloration blanchâtre ou jaune, parfois grisâtre, semblable à du fromage, qui est habituellement retrouvée dans les lésions dues à la tuberculose. Cette substance apparaît quand l’organisme procède à la nécrose localisée des tissus. Le caséum se loge dans les amygdales poreuses) dans une amygdale cryptique est une cause d’halitose rebelle trop souvent oubliée, alors qu’elle est une des plus faciles à résoudre : l’ORL ouvre les cryptes et les nettoie.




Les traitements de l’halitose  ?

Parlez-en à votre dentiste, différents traitements existent, mais voici quelques conseils pour avoir une haleine fraîche :

Un brossage efficace des dents au coucher diminuera le nombre de bactéries Un brossage de toute la bouche, c’est à dire des dents mais aussi du palais, des joues, de la langue, est indispensable. Afin d’éliminer les aliments entre les dents, pensez aux brossettes et au fil dentaire qui permettent d’atteindre des endroits que la brosse à dents classique ne peut pas. Pour réduire l’assèchement de la bouche qui favorise la prolifération bactérienne lors de la nuit, pensez à bien vous hydrater avant le coucher. Un bain de bouche avec une solution buccale permet aussi le développement de bactéries